Fort taux de suicide chez les policiers
Le Syndicat national des officiers de police (SNOP, majoritaire) veut « tirer la sonnette d’alarme » sur les suicides dans la police, « le milieu professionnel le plus touché en France ».
Dans un communiqué diffusé lundi 2 novembre, le SNOP estime que les chiffres des suicides de policiers « sont éloquents » : quarante-sept en 2007, quarante-trois en 2008 et trente et un depuis le début de l’année pour un effectif de cent vingt mille fonctionnaires. « A aucun moment notre administration ne s’est sentie obligée à revoir en profondeur son management », poursuit le syndicat pour qui « les policiers souffrent en silence ».
Dimanche, l’Union SGP-FO/Unité police, premier syndicat de gardiens de la paix, a demandé au ministère de l’intérieur « des engagements fermes » pour lutter contre les suicides de policiers, s’élevant en moyenne à cinquante par an, selon lui. L’Union SGP-FO a réclamé « une fois de plus des engagements fermes du ministère de l’intérieur pour combattre ce fléau au sein d’une profession des plus dangereuses » et « exige le classement du métier de policier » comme « métier pénible ».
En avril 2008, après une vague de suicides, qui est un débat récurrent dans la police et souvent tabou, ce syndicat avait saisi le comité central d’hygiène et de sécurité de la police « afin que la souffrance au travail, les personnes en grandes difficultés et les suicides fassent l’objet de mesures spécifiques ».



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